LE PROJET

DES NUISANCES SANITAIRES

Les éoliennes sont à l'origine de nuisances sanitaires diverses.

 

LA PROXIMITÉ

La distance légale actuelle entre une habitation et une éolienne est de 500 m. En revanche la jurisprudence considère que les nuisances sont avérées nuisibles jusqu'à une distance de 1,6 km. Valorem propose une distance de 800 m.

Les consciences se réveillent, même au plus haut sommet de l’état. Dans la nuit du 17 au 18 février 2015,  lors de l'examen au Sénat des dispositions du projet de loi sur la transition énergétique, des sénateurs d’horizons politiques différents ont proposés que cette distance minimale de 500 m soit réévaluée à 1000 m. Cela démontre bien que le problème existe.

 

NUISANCES SONORES ET ONDES À BASSES FRÉQUENCES

Selon L'ANSES (l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire), la propagation du son à grande distance, dépend des aléas du relief et des conditions météo qui peuvent rendre des éoliennes, non visibles physiquement, visibles  acoustiquement. Les éoliennes de grandes tailles sont beaucoup plus bruyantes car plus puissantes, et les émissions sonores audibles ou non liés à leurs fonctionnements sont proportionnels aux nombre d'éoliennes.

 

La conclusion d'un rapport sur les impacts sanitaires, réalisés en 2006 par l'ANSES, met en évidence qu'il existe bien une gêne ou une nuisance lors d'une exposition au niveau sonore d'une éolienne et qu'il existe bien aussi des réactions de stress et de perturbation du sommeil.

 

Partant de ces constats, 78 scientifiques du monde entier constatant quantité de troubles sanitaires liés aux éoliennes ont demandé des études indépendantes. L'industrie éolienne paye quantité d'études pour accréditer l'idée que le bruit éolien n'est pas nocif pour la santé et nier l'impact des infrasons et basses fréquences.

Ce rapport, qui nie quantité de publications faisant autorité, a soulevé une vague de protestations indignées de la communauté scientifique :

 

- Lettre du professeur émérite irlandais Alun Evans, Epidémiologiste.

- Lettre de l'otoneurologiste suédois Dr Hakan Enbom

- Lettre du médecin du travail danois, Dr Mauri Johansson

- Lettre du Professor canadien Robert McMurtry

- Lettre du scientifique néozélandais Dr Bruce Rapley...

 

Mais qui va vérifier les sources des rapports rassurants ?

Le ver est dans le fruit, quelle information sera donc diffusée par le Ministère du Développement Durable et de l'Énergie ou par L'ADEME dont le rôle est de promouvoir l'énergie éolienne ?

 

En France, l'avis de l'Académie de Médecine n'avait pas dû paraître légitime, s'agissant de notre santé, puisque l'AFSSET (L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) a été chargée de se prononcer sur sa pertinence et n'a pas retenu cette mesure de précaution jugeant, entre autres, que « Les avantages de la mise en œuvre d'une telle mesure (1500 m) d'application simple doivent être mis en balance avec le frein au développement qu'elle constitue ». Ce rapport, du reste, est extrêmement sévère à l'encontre des insuffisances des critères de protection des riverains (émergences spectrales, validité des seuils d'exposition, d'application aux bruits impulsionnels...) et constate des nuisances excessives à des distances de l'ordre du kilomètre.

 

Il n'est pas contesté, en effet, qu'on puisse entendre ces éoliennes toute la nuit, que le fait de les avoir vues tourner toute la journée rend leur bruit d'autant moins supportable, ni encore, que certaines personnes présentent une plus grande fragilité que d'autres à l'agression par le bruit, ni, enfin, qu'il est prouvé Janssen et Vos, (sept 2011) ou Pedersen (juin 2009) qu'à dose égale, le bruit éolien est plus difficile à supporter que celui de la plupart des autres sources, ou que leur composante « basse fréquence » est particulièrement dérangeante (Møller et Pedersen, Low-frequency noise from large wind turbines).

 

Il est de règle, pour les articles médicaux validés par la communauté scientifique d'être publiés en anglais, citons donc cette revue médicale canadienne (Peer reviewed) qui a la bonne idée d'en publier également la traduction française. Cet article de mai 2013 fait le bilan des symptômes sanitaires liés aux éoliennes et observés (dans un rayon d'1,4 km) par les médecins canadiens. Il est plaisant de constater qu'elle cite précisément l'étude évoquée ci-dessus, considérant qu'elle reconnait le dérangement par le bruit et la détérioration du sommeil et, par voie de conséquence, les graves effets sanitaires induits.

 

Lorsque les faits sont accablants, l'argument est alors avancé qu'il s'agit d'anciens modèles et que les éoliennes modernes sont silencieuses. Les études évoquées ici datent de 2011 à 2014 et considèrent (Møller et Pedersen) que le principal problème, lié aux basses fréquences est encore pire avec les éoliennes les plus récentes.

 

NOCIVITÉ SUR LES ANIMAUX

Un parc éolien composé de 4 turbines de 140 m de haut a été installé dans la campagne Danoise, à proximité d’un élevage de visons. Quand il est entré en fonction l’automne dernier, un premier incident a été signalé par l’éleveur de visons, qui a été entendu à ce sujet par une commission parlementaire sur les parcs éoliens en janvier de cette année. Le Conseil mondial pour la nature (WCFN) avait signalé l’incident : "Au Danemark, qui est le premier éleveur de visons de l’Union européenne, des millions de couronnes danoises ont été perdues en peaux endommagées lorsque des éoliennes ont commencé à fonctionner à proximité d’une ferme à visons. Les animaux sont devenus agressifs, s’attaquant les uns les autres, et il y eut de nombreux morts. Dans un second temps, 1 600 animaux sont nés prématurément. Beaucoup avaient des difformités, et la plupart étaient mort-nés. L’absence de globes oculaires était la malformation la plus fréquente. Les vétérinaires excluent la nourriture et les virus comme causes possibles. La seule chose qui a changé à la ferme depuis l’année dernière a été l’installation du parc éolien" .

 

Les deux incidents sont alarmants, car ils constituent une preuve concluante que les éoliennes sont nuisibles à la santé des animaux vivant dans leur voisinage. Et ils ne sont pas les seuls. Dans la lettre mentionnée ci-dessus, WCFN ( World Council for Nature ) a cité plusieurs d’entre eux, menant tous à la conclusion que les vibrations à basse fréquence émises par les éoliennes peuvent avoir des effets graves sur la santé, y compris une modification du comportement, des malformations, des fausses couches et des naissances prématurées. Il va sans dire que les humains sont exposés aux mêmes risques.

Compte tenu de ce nouvel élément de preuve, mentir au public en prétendant que les éoliennes sont sans danger pour la santé est un acte criminel. Les politiciens et les complices de l’industrie éolienne qui, comme les souvent cités Mike Barnard ou Simon Chapman, nient les risques pour la santé, sont désormais susceptibles d’être poursuivis en justice avec succès par les victimes de parcs éoliens. Il en est de même pour les gouvernements, qui refusent toujours de mesurer les infrasons émis par les éoliennes modernes.